Thérapeute
TRAME
Soin vibratoire
-
Facilitateur.ice
cercle restauratif

Comment j’ai choisi de devenir thérapeute Trame ?

Oui c’est un choix mais on pourrait presque dire que c’est un peu au pif que ça c’est passé. Toutefois il parait qu’il n’y a pas de hasard dans la vie (ou du moins j’aime le croire), peut être que c’est la Trame qui m’a choisie.

En mai 2020, Concarneau, j’étais encore infirmière et je n’étais pas dans un état émotionnel très agréable à vivre. J’étais (et je suis toujours) maman de deux jeunes enfants, encore dans mes blessures liées à la séparation, sous l’eau en terme d’éducation et proche d’un burn-out professionnel je pense.

Suite à un post sur les réseaux sociaux qui criait un peu à l’aide, qui disait combien je n’en pouvais plus, une amie me propose une Trame. Je ne connaissais pas, je ne savais pas qu’elle était formée. J’accepte avec une forme d’avidité tout comme j’ai dit oui à d'autres séances de " thérapies alternatives " dirais-je ( deux séances APLE, et une thérapeute chamane). Le soin Trame, ce jour là, entre ma tournée du matin et celle de l’après-midi, ne m’a pas fait un effet marquant. Pourtant, il faut croire que c’est resté dans un coin de ma t...trame.

Le combo des 3 thérapies m’a fait quitter fin août 2020 mon appartement et mon boulot. Respiration. Puis à nouveau peur de manquer...d’argent. Je reprends les remplacements infirmiers en janvier 2021 avec dans le même temps une boulimie de formations et la très franche décision qu’il fallait entamer sérieusement une reconversion professionnelle. Je regarde le site officiel de la Trame. A cette époque, 3 critères très pragmatiques me faisaient faire mes choix de formation : la distance géographique, le coût et le calendrier. Une nouvelle session de formation Trame qui démarrait fin 2021, cochait l’ensemble. Voilà, si je suis honnête c’est comme ça que ça s’est passé.

Mais aussi, quand même, ce qui m’attirait très fort et qui me plaît toujours autant dans ce type de soin, c’est qu’il faut « poser son cerveau »… ou plutôt laisser le mental, le raisonnement, l’analyse et laisser la tête naviguer plutôt dans les 90 % qu’on utilise si peu, la laisser se perdre dans l’hémisphère droit. Autant dire que ce n’était pas mon fort. La thérapeute chamane m’y poussait beaucoup, mais il reste quand même ce fameux lâcher-prise trop difficile à lâcher pour le coup. Petit à petit, de Trame en Trame, données et reçues pendant toute la formation et depuis encore, la magie opère, les sens et les perceptions s’éveillent, l’intuition et la confiance se montrent. Le mental se pose et s’il revient à la charge régulièrement il ne vient plus me noyer. L’analyse reste au coin du cabinet, elle se garde bien de venir dans la conversation pour laisser la trame de chacun.e se nettoyer, s’harmoniser, se dénouer le temps d’une, deux, trois séances voire plus « en corps ».

Diplôme en poche, plus d’une centaine de soins sous mes mains et des retours dans l’ensemble très positifs, je poursuis donc. Et à chaque fois (même lorsque je suis moins bien lunée disons) la certitude ou plutôt la sensation est là : l’évidence que j’aime ça, que je suis à ma place ici et maintenant.

Je ne suis pas passée par un long bilan de compétences, je n’ai pas été accompagnée par un coach (et ne me faites pas dire que ce n’est pas une très bonne chose parfois pour certain.e), j’ai choisi « au pif » sur le web, sans trop réfléchir. Et franchement c’est sans regret.

Vous allez penser que je ne fais ça que pour moi. Vous n’auriez pas complètement tort. Il paraîtrait que les thérapeutes font ce boulot pour se soigner elleux en premier et pour nourrir un peu (beaucoup, passionnément…) leur côté sauveur. Je ne dois pas faire exception, je pense. J’en prends conscience doucement. Mais parce que mon cher syndrome de l’imposteur rôde, j’ai le soucis de faire mieux, encore et toujours plus parce que bon, ce n’est pas un simple hobby mais bel et bien une activité professionnelle qui m’anime et il m’a fallu plusieurs mois pour assumer ce métier de « thérapeute ». Comme je ne veux pas m’arrêter là, j’ai candidaté à un diplôme universitaire sur les transes et les états de conscience modifié. J’ai été retenue ! On peut le voir comme le signe que je suis à ma place. Oui, la Trame, soin vibratoire, peut vous mettre dans un état léger de type méditatif, entre veille et sommeil, avec des sensations corporelles de légèreté ou de lourdeur, de l’électricité, l’impression que j’ai 4 mains...aucun soin n’est identique, chaque séance se distingue des autres car notre trame est mouvante, en continue, elle évolue et vous fait cheminer avec elle.

Vous l’aurez compris, je n’ai aucune prédisposition. Je ne suis ni sorcière, ni dotée d’un quelconque talent inné. J’ai bossé et je bosse encore. Ce travail va régulièrement vers une certaine spiritualité. Toutefois je ne m’y plonge pas complètement, peut être car je n’ai pas encore trouvé comment la marier avec cette part militante de moi qui émerge depuis 3 ans. Alors j’y prends ce qui me convient sur l’instant. Tout ça pour dire que vous pouvez me partager cette vision là du monde, je l’accueillerais volontiers sans pour autant oublier le monde incarné dans lequel nous vivons.

La Trame selon moi peut être vécue de différentes façons. Elle peut être le début d’un chemin d’éveil comme un soin global physique et émotionnel. Vous trouverez lae thérapeute qui vous convient, moi ou un.e autre. Je ne peux que vous encourager à vous faire votre propre opinion en l’expérimentant dans l’idéal à 3 ou 4 reprises. C’est souvent là que les effets émergent.

Si vous demandez aux personnes qui sont venues me trouver ou que j’ai sollicité car j’avais bien évidement besoin de « cobayes », iels ont au pire pas senti grand-chose (peut-être parce que souvent il faut 2 ou 3 Trames pour ça) et au mieux vu leur sciatique s’éloigner, leur arthrose se calmer, un ancrage se prononcer, une énergie revenir, une détente s’imposer.

Je n’aime pas l’idée de vous « fidéliser » mais plutôt vous permettre de recevoir la juste dose de ce dont vous avez besoin, d’aller et venir à votre guise. De vous laisser guider par vous même.

Voilà un aperçu de la thérapeute que je suis aujourd’hui. Dans un prochain article je vous parlerais de la thérapeute que je veux être.

Concarneau, le 1er juin 2023.

             En contrat CAPE (contrat d'appui au projet  d'entreprise ) avec la coopérative d'activité et d'emploi CHRYSALIDE (Quimper, 29) du 1er juin 2023 au 31 mai 2024         
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